CO129-473 - Individuals - 1921 — Page 257

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La médecine estime que ces produits peuvent devenir nocifs, parce que, au lieu d'être le résultat des sucs éla- borés dans la plante pendant son lent développement et sa fructification, les éléments en sont rapidement placés par la synthèse chimique en présence les uns des autres. Or, tout le monde sait que la chimie naturelle, c'est-à- dire celle que le soleil crée dans la plante, n'a pas des effets absolument identiques à ceux de la chimie indus- trielle. Par conséquent, double danger.

Enfin, Messieurs, ceux qui s'adonnent à l'usage de ces drogres, qui se les inoculent, qui les sentent, en un mot, qui les absorbent, éprouvent une satisfaction neu- velle å susciter chez d'autres personnes les mêmes désirs. C'est ici qu'apparait le plus grand péril. Ce n'est pas seulement l'adulte qui est tenté, c'est l'adolescent qu'on essaie de convertir. La contagion se répand, le mal gagne de proche en proche. Aujourd'hui, dans nos sociétés mo- dernes, un nombre considérable d'individus sont atteints par cette étrange passion qui non seulement les menace eux-mêmes dans leur santé et dans leur activité, mais encore qui menace l'avenir de la race.

Le Gouvernement français, soucieux de conjurer le péril, a estimé qu'il était nécessaire de proposer à la cin- quième Commission de recommander à l'Assemblée de prier le Conseil de demander aux gouvernements. car c'est bien là notre procédure compliquée, de réunir une nouvelle conférence. C'est la thèse que j'ai eu l'honneur de soutenir devant la cinquième Commission. Vous con- naissez ses ardents sentiments humanitaires et vous sa- vez, Messieurs, qu'elle n'hésite pas, parfois, à lire la Con- vention du Pacte d'un ceil très indulgent.

Malheureusement, ma these n'a pas rencontré l'appui que l'escomptais. On m'objecta que la question n'était pas encore suffisamment étudiée. Les grandes organisa- tions humanitaires auxquelles nous sommes redevables de ces magnifiques mouvements d'opinion publique qui déterminent les Assemblées à se prononcer, ne s'étaient pas encore saisies de la question. C'est pourquel Pinté- gralité de ma thèse ne fut pas soutenue par les orateurs féminins de la Commission.

En cette occurence, nous avons entendu la très heu- reuse suggestion qui nous vint de M. van Swinderen. Comme la Commission n'estimalt pas que la réunion d'une Conférence immédiate s'imposât, comme elle ne croyait pas que les ravages qui s'exercent en Occident fussent assez étendus, comine il lui paraissait suffisant d'étudier d'une façon plus approfondie le seul problème oriental, une résolution fut rédigée.

Elle demande :

1. Que la Commission consultative déjà nommée éten- de son action, non seulement à ce qui est prévu dans la convention, c'est-à-dire aux produits végétaux ou à leurs dérivés, mais aussi aux produits chimiques dont nous dé- plorons l'extension et la vente. Cette Commission, qui a déjà établi un questionnaire, qui s'efforce de connaître le problème dans son entier et de poursuivre l'enquête scientifique, s'appliquera à réunir les éléments nécessai- Tes. 2o La chiquième Commission déléguera on plus exac- tement elle pricra l'Assemblée de déléguer le soin à la Commission consultative de considérer s'il n'est pas né- cessaire de réunir une conférence neuvcile, à l'effet de modiiler la Convention de telle manière qu'elle puisse s'appliquer aux produits chimkees,

Sur les saxes conseils de M. Hantaux, la délégation française accepta cette résclution. Quand la France sz décide à soutenir une proposition de ce genre, c'est qu'elle a pleine confiance dans son succès final. La Commission accepte le principe que nous avons posé : cela nous suffit. Nous sommes certains que, très rapidement, la Commis- sion consultative et je n'en veux pour preuve que l'at tention avec laquelle vous m'écoutez, car vous sentez combien ce sujet est inquiétant pour ceux que préoccupe la Commission l'existence de l'humanité tout entière consultative, dis-je, dès qu'elle aura poussé ses investiga- tions, reconnaîtra l'étendue du mal. Nous sommes cer- tains qu'elle recommandera alors immédiatement au Con- seil de provoquer la réunion d'une conférence nouvelle, en vue de transformer les conditions de la Convention, de telle manière que l'Assemblée de la Société des Na-

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Bons et les organismes qui sont chargés de poursuivre Hans le monde entier les abus et les dangers de ce fléam Jassent tout leur possible pour le détruire, car il menace l'Occident de la même façon que le fléau de l'oplum me pace l'Orient.

Ce fléau a depuis longtemps constitué une habitude dans les pays orlentaux. Au fur et à mesure que ceux -Cİ

se sont développés, dans une philosophie plus substile que la nôtre, leur civilisation a semblé soudain suspendue

et arrêté par l'usage abusif de ces drogues.

Il ne faut pas que ce mai s'étende à d'autres civilisa Hons; faut, en même temps que nous cherchons à gué-

rir en Asie ceux qui en souffrent, et alors que la jeune génération de la Chine tout entière a'hésite pas à ré- prouver ce qui se passe dans ce pays et à combattre les abus de l'opium, faut, dis-te, que nous montrion l'exemple et que nous poursuivions d'une façon complète toutes ces drogues quelles qu'elles soient, quelle que soft leur origine. (Vifs applaudissements).

M. FERREIRA (Portugal), rapporter.

Messieurs,

je vous demande la permission d'ajouter encore quel- ques mots à l'exposé que l'ai eu l'honneur de vous faire tout à l'heure, afin de combler une lacune,

A propos de la sixième recommandation de la ck- quième Commission: < L'Assemblée prie instamment ceux des Etats, membres de la Société, qui n'ont pas en- core signé et ratifié la Convention de l'opium, qu'ils le fassent aussitôt que possible,»

Je dois dire que les membres suivants de la Société a'ont pas encore ratifié la Convention sur l'opium de 1912, ni signé le Protocole de 1914: Albanie, Argentine, Chili, Colombia, Costa-Rica, Esthonie, Finlande, Letto- ale, Lithuanie, Paraguay, Perse, Salvador, Suisse.

Le Danemark et le Venezuela ont ratifié la Conven- tion, mais n'ont pas encore signé le Protocle de 1914.

Je crois exprimer notre désir à tous en priant ces pays T'apporter aussitôt que possible leur collaboration effec- Hive à l'œuvre humanitaire de la Société des Nations.

Je désire ajouter encore deux mots en réponse au dis- cours que vient de prononcer l'honorable délégué de la France, M. Hennessy, pour le tranquilliser en ce qui con- cerne la huitième recommandation du rapport de la cin- quième Commission qui a fait l'objet de ses observations.

11 me reste à répondre aux observations que M. Jean Hennessy a présentées au sujet de la huitième recom- mandation du rapport de la cinquième Commission. Je puis assurer à notre honorable collègue que l'esprit qui

• présidé à l'élaboration de la Convention de La Haye

et qui a inspiré les travaux de la Commission consultati ve, guidera encore celle-ci dans l'examen des idées qui ont été développées par lui et qui tendent à libérer l'he- manité des fléaux qui la ravagent. (Approbation).

M. le PRESIDENT, parole ?...

Le débat est clos.

Personne ne demande plus la

Personne ne demande qu'il soit procédé à l'appel no-

tinal sur les propositions de la Commission ?...

Dans ces conditions, fe puis considérer que les propo- tions sont adoptées à l'unanimité. (Assentiment).

II.

COMMUNICATION DE M. LE PRÉSIDENT.

M. le PRESIDENT. -M. le Président de la troisième Commission me prie de vous signaler une erreur qui a été Commise dans le Journal. Une réunion de cette Commis- don est annoncée pour cet après-midi. La troisième Com- ission ayant terminé ses travaux, cette réunion n'aura pas Neu.

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II-COMMUNICATION BY THE PRESIDENT

The PRESIDENT. Interprefer

Gentlemen, I wish to point out a misprint in to-day's copy of the Official Journal. It is stated that Committee No. 3 will meet this afternoon, but that Committee has con- cluded Its labours, and therefore will not meet.

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